France 5
C POLITIQUE
(le dimanche à 17h40)
Nicolas Demorand
Finkielkraut had geen peilingen nodig over Marine Le Pen, om al in februari volgende analyse te maken:
Une bulle médiatique d’après vous?
Ah non, pas du tout.
Quelque chose de beaucoup plus grave?
Ah je pense que c’est beaucoup plus important. Elle est, et je pense qu’elle restera le troisième homme de l’élection. Marine Le Pen va marginaliser les candidatures centristes, et peut-être aussi la candidature écologique, ça se jouera à trois, je pense que c’est très sérieux, et c’est en effet très grave parce que si Gianfranco Fini en Italie a rompu, mais explicitement, avec le fascisme, et est devenu un homme politique fréquentable, voir un bon ministre des affaires étrangères, Marine le Pen a dit récemment qu’elle assumait la totalité de l’héritage du Front National. Voilà pourquoi, oui, elle doit être combattue, et combattue durement.
Elle est le centre de gravité de la vie politique aujourd’hui, dans sa capacité à imposer des thèmes, des débats?
Oui mais, parce que ces thèmes sont là… et c’est ça que j’ai essayé de vous dire tout à l’heure, si vous voulez, sur la philosophie officielle, qui ne nous laisse pas libre de voir ce que nous voyons. Elle voit ce que nous voyons, et elle le dit, et surtout on lui abandonne le peuple ou une partie du peuple. Il y a toute une France, péri-urbaine, industrielle, rurale, dont la majorité des journalistes et des hommes politiques se désintéressent. Comme si la France était composée simplement de bobos, bien retranchés dans leurs immeubles sécurisés, et qui font la leçon à tout le monde, et de jeunes de banlieue. Non, il y a aussi ces gens, qui souffrent, qui prennent en pleine figure des plans sociaux, qui ne brûlent rien. Et tout d’un coup, Marine Le Pen prend en compte leurs souffrances.
J’ai apporté ici un livre d’un géographe, Christophe Guilly, «Fractures françaises», qui n’a rien d’un homme d’extrême-droite, et il a cette phrase terrible: «La gauche est forte là où le peuple est faible». Il faudrait que la gauche soit forte là où le peuple est fort. Il faudrait justement qu’elle prenne acte de cette réalité, et moi j’ai entendu par exemple aussi un leader socialiste, quand on lui expliquait, on lui parlait d’un rapport, qui a été remis au ministre, au premier ministre, il y a quelques semaines, un rapport du Haut Conseil à l’Intégration, sur les difficultés d’intégration à l’école. Sur l’impossibilité d’aborder un certain nombre de sujets, dès l’école primaire, notamment le passé chrétien de la France, mais aussi la Shoa, le conflit Israélo-palestinien, les Croisades, la décolonisation, certaines œuvres jugées trop scabreuses, et j’en passe. Le leader socialiste, en l’occurrence c’était Pierre Moscovici, a dit: «Oui, ça existe mais ce n’est pas capital. Ce qui est capital c’est le chômage …c’est ceci, c’est cela.»
Non! C’est absolument capital, et je regrette, et je souffre infiniment du fait que Marine Le Pen soit seule à le dire. Elle n’a… la défense de la laïcité s’impose. Il ne faut pas le lui abandonner.
Le débat sur la laïcité organisé par l’UMP, et voulu très certainement par Nicolas Sarkozy, est-ce que ça, c’est une bonne mesure, un bon dispositif?
Non.
Pourquoi?
Assez des débats! Des initiatives, des mesures. Mais ne croyez, pas par exemple, que Marine Le Pen ait tiré bénéfice du débat sur l’identité nationale. Elle a tiré bénéfice …
Il semblerait.
…de la diabolisation de ce débat. Il y a en France une véritable crise identitaire. Nous sommes dans un pays où l’accusation de sale français, de sale sefran*, de colon &c. fait florès. Beaucoup de français le ressentent, et tout d’un coup on leur dit que l’identité nationale est en tant que telle malfamée. On leur dit que l’identité française doit consister simplement à s’ouvrir à d’autres identités.
Les critiques portaient surtout sur la façon…
Non
…dont le débat a été organisé, en préfecture, sur ce qu’il a pu remuer, moins sur le concept en lui-même d’identité nationale…
Moi je me souviens, je me souviens…
…donc la façon politique de s’en servir.
Écoutez, ce n’est pas tout-à-fait juste. Je me souviens d’une pétition si vous voulez, diffusée par le site Mediapart, signée par 45000 personnes…
«Nous ne débattrons pas»
«Nous ne débattrons pas», exactement, nous ne débattrons pas parce que l’identité est un concept d’extrême-droite. C’est la droite maréchaliste, qui est aujourd’hui à nouveau au pouvoir, disaient-ils, alors même que le Président de la République et le Premier Ministre faisaient référence explicitement à Marc Bloch au Général De Gaulle &c. et à d’autres figures incontestables comme Michelet. Donc, non, c’était: pas d’identité. Et d’ailleurs, on a vu, si vous voulez le débat se transposer, et de manière alors là absolument ridicule, à la question…
Vous pensez que c’était donc un bon débat?
Non, il faut pas de débats. On ne demande pas aux hommes politiques de débattre. On dit, s’il y a une crise, résolvez-la. S’il y a des problèmes dans l’enseignement, faites en sorte que ces problèmes n’existent plus. Montrez de la rigueur, montrez de l’exigence. Mais, souvenez-vous, là il y a un débat qui n’aurait pas dû être et qui n’est certainement pas la faute du gouvernement, c’est le débat sur la "Maison de l’Histoire de France". On disait, on a dit d’abord Musée, mais on a dit Maison, pour que ça soit plus convivial &c. et un historien, Vincent Duclert, a dit: "Non, il ne faut pas une maison d’Histoire de France, mais une maison d’Histoire en France."
En France! La France n’est pas un contenu, la France est un contenant. On se dit –c’est la leçon qu’on croit avoir tiré de la deuxième guerre mondiale– il ne faut plus de ségrégation, plus de discrimination, plus d’exclusion. Si vous êtes quelque chose, vous excluez quelqu’un. Ne soyons plus rien de substantiel, et ouvrons nous à tous. Voilà si vous voulez, une idéologie en vogue, elle est catastrophique et elle fait évidemment le jeu du Front National. Il ne faut pas que l’identité nationale trouve refuge au Front National.
Est-ce qu’il y a un problème en France avec l’islam et la laïcité?
Il y a un problème en Europe. Il y a un problème, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France, d’où la dénonciation simultanée du multiculturalisme. Et ce que je reprocherais au président Sarkozy, si vous voulez, c’est sa discontinuité. Je veux bien qu’il soit pragmatique, mais ce qui me gêne, si vous voulez, c’est qu’il soit en proie à des sincérités successives. Il est l’homme qui a voulu introduire la diversité dans la Constitution: Liberté, Égalité, Fraternité, Diversité. Il a nommé une commission, présidée par Simone Weil, qui a su, fort heureusement enterrer le projet. Et voilà maintenant qu’il part bille en tête contre le multiculturalisme. Un peu de continuité n’aurait pas nui. Mais en effet, il y a aujourd’hui de véritables difficultés d’intégration, qui ne doivent pas nous conduire à dénoncer l’islam comme tel, bien sûr que non, mais à fixer clairement les règles du jeu.
Elles ne sont pas fixées aujourd’hui?
Bien, écoutez, en tous cas…
Où, quoi?
…et bien je vais vous donner, d’abord il y a des négociations permanentes pour l’enseignement, je vous ai donné des exemples, sur la viande à la cantine aussi, et puis moi je suis allé..
Mais quel est le problème, arrêtons-nous! de la viande à la cantine?
Eh bien écoutez…
Quel EST le problème?
Pourquoi
Juste au temps, on mangeait du poisson le vendredi à la cantine, bon
Eh bien, eh bien oui
Et bien voilà, et donc c’est la catho-laïcité que vous aimez, c’est pas la laïcité.
Ce que j’aime, ce que j’aime, c’est que la France ne soit pas simplement une société mais une vieille nation, et que précisément elle assume son propre héritage. Elle n’est un pays catholique mais elle est un pays qui a été catholique, et cette réalité doit s’imposer à tous les nouveaux arrivants. Bien sûr. D’autre part vous dites: quel est le problème? Moi je sais que la laïcité, vis-à-vis justement du catholicisme ostentatoire était autrefois et naguère encore, extrêmement rigoureuse, extrêmement sévère. Et j’étais l’autre jour, pour une émission dans l’école de mon enfance, et je vois un tableau, dans le haut-là, une grande carte affichée, une carte du monde, avec des photos d’élèves sur des pays africains et du Maghreb. Et la légende était: «Je suis fier de venir de…» Quel est le problème dites-vous? Il y a un problème en effet quand l’origine n’a droit de cité que lorsqu’elle est étrangère, et quand toutes les identités sont bienvenues, sexuelles, religieuses, ethniques, sauf l’identité nationale, si vous voulez. La France, voilà ce que je pense profondément, n’est pas une auberge espagnole. Voilà. Elle ne doit l'être pour personne.
Mais peut-être que la République aujourd’hui ne parvient plus à transformer les gens du monde entier qui arrivent sur son territoire, en ce que vous venez de décrire, à savoir des citoyens français. Peut-être qu’il y a aussi un travail d’examen, voir d’autocritique à faire…
Absolument.
…sur l’intégration.
La République n’y parvient plus, l’école n’y parvient plus, mais parce qu’elle a choisi d’autres… elle s’est fondée sur d’autres principes, et il est vrai aussi que la situation est de plus en plus difficile, en raison même de cette sorte de substitution démographique, dont je parlais tout à l’heure. Si aujourd’hui, dans les villes d’Île de France, vous avez soixante-dix pourcent des jeunes qui sont d’origine sub-saharienne ou magrébine, l’intégration ne peut pas se faire, mais il est clair que les autochtones s’en vont. Ils ne s’en vont pas parce qu’il sont racistes, il s’en vont en raison de la violence et de l’insécurité. Ce qui s’est passé à Pierrefitte** récemment est quand même extrêmement révélateur. Il faut que la gauche l’inscrive sur son agenda. Des médecins qui doivent quitter cette ville, ces quartiers populaires comme on dit quand on ne veut pas regarder les choses en face, et ça, c’est une situation absolument, absolument terrible.
Les gens qui vivent dans les ghettos ne sont pas responsables du fait d’y vivre, Alain Finkielkraut.
Non, les gens qui vivent dans ces quartiers ne sont pas responsables…
Non, mais on peut appeler ça ghettos. On pensait que c’était réservé aux Etats-Unis, les ghettos. On sait qu’il y en a aussi en France.
Il y en a en France parce que, je vous l’ai dit, les autochtones et les enfants d’immigrés, si vous voulez en situation un tout petit peu plus favorable, s’en vont. Ils s’en vont précisément parce que, ils veulent échapper à la délinquance, à la violence, à l’insécurité, aux caillassages des autobus &c.
L’urgence politique,
C’est donc ça la situation…
…l’urgence politique, c’est de s’occuper de ceux qui partent ou de ceux qui restent, Alain Finkielkraut?
Le rôle des politiques, c’est de s’occuper des uns et des autres, et c’est d’appeler les choses par leur Nom. Je trouve que, si vous voulez, ce déni de réalité qui sévit aujourd’hui, est absolument catastrophique, et si ça continue, oui, Marine Le Pen risque fort, non seulement d’être le troisième homme, mais un jour ou l’autre d’arriver au pouvoir.
____________
.* codetaal (le Verlan), in gebruik bij subgroepen; de fonetische lettergrepen worden in omgekeerde volgorde gezegd, bv. “l’envers” wordt “verlan”.
.** Seine-Saint-Denis, Parijs.
zaterdag 5 maart 2011
woensdag 9 februari 2011
zaterdag 22 januari 2011
De duisternis onverklaard laten
.
De Standaard, 21 januari, p.25BRIEF VAN DE DAG
IK STAP MEE VOOR EEN REGERING
PAUL DE KNOP
Enkele studenten van de Vrije Universiteit Brussel hebben het initiatief genomen een witte mars te organiseren die zondag door het Brusselse stadscentrum trekt. Ze willen op een vreedzame manier protesteren tegen de aanslepende regeringscrisis, die intussen een triest record gevestigd heeft, en een duidelijk signaal geven aan de politieke wereld dat de bevolking de koppigheid en halsstarrigheid aan beide kanten van de taalgrens meer dan beu is. Als rector kan ik dit bewonderenswaardige, politiek neutrale initiatief van onze studenten alleen maar toejuichen. De mars staat dan ook al met stip genoteerd in mijn agenda: ik stap mee. Dat is niet ‘behoorlijk onzinnig’, zoals een zwartkijker het deze week nog noemde in Knack, maar een belangrijk signaal dat verstrekkende gevolgen kan hebben. Kijk maar naar wat de vorige witte marsen in ons land teweeg hebben gebracht. En vanuit onze luie stoel zitten klagen zal allerminst iets veranderen.
Uiteraard kan ik begrip opbrengen voor de complexiteit van de uitdagingen die het werk van de regeringsonderhandelaars niet eenvoudig maken, en voor het feit dat men in dergelijke delicate kwesties niet over één nacht ijs mag gaan. Anderzijds vragen de achteruitgang van ons land op de ladder van de internationale economische competitiviteit en het uitblijven van echte maatregelen om schrijnende kwesties als het asielbeleid fatsoenlijk te regelen, om doortastende actie.
Laat het duidelijk zijn dat ik met mijn pleidooi geen specifieke bevolkingsgroep, noch een politieke partij, noch een bepaalde politicus wil viseren. Ik wens echter wel de eenvoudige, heldere en apolitieke boodschap te ondersteunen dat het hoog tijd wordt dat ons land een stabiele en krachtdadige regering krijgt. Deze oproep is geen manifestatie tegen de democratie, maar roept integendeel de democratisch gekozenen van het volk op om de verantwoordelijkheid op te nemen die hun mandaat met zich meebrengt. Hoe ze dit precies moeten doen, kan niemand in hun plaats beslissen. Maar dat het meer dan dringend is, wordt intussen pijnlijk duidelijk.
Onze universiteit gaf vorig jaar al het goede voorbeeld door de krachten te bundelen met de Franstalige Université Libre de Bruxelles voor de oprichting van Bruface, dat een aantal gemeenschappelijke, meertalige masteropleidingen in de Ingenieurswetenschappen organiseert. Dit succesvolle initiatief vormt het beste bewijs dat een constructieve samenwerking over de gemeenschapsgrenzen heen wel degelijk mogelijk is. De voorwaarde is wel dat er een duidelijke win-winsituatie ontstaat. Hopelijk kunnen de politici hier een wijze les uit trekken.
Sta mij toe om tot slot nog even de aandacht te vestigen op iets dat velen in alle heisa uit het oog dreigen te verliezen, namelijk de toekomst van Brussel en de talrijke gemeenschapsinstellingen die er gevestigd zijn. Het gevaar is reëel dat Brussel in een patstelling tussen Vlaanderen en Wallonië wel eens het kind van de rekening zou kunnen worden. Brussel wordt al jaren stiefmoederlijk behandeld en verdient een herfinanciering, weliswaar gekoppeld aan een herziening van het bestuurlijke model. Het is van groot belang dat de Vlaamse instellingen in Brussel verzekerd blijven van Vlaamse steun, zowel politiek als financieel. Ik durf immers niet te denken aan de gevolgen indien door het loslaten van Brussel door Vlaanderen Europa het voorbeeld zou volgen.
Paul De Knop (rector Vrije Universiteit Brussel)
.
maandag 20 december 2010
Jonas Kaufmann: Die Gedanken sind frei!
.
Die Gedanken sind frei!
Wer kann sie erraten?
Sie fliehen vorbei
wie nächtliche Schatten.
Kein Mensch kann sie wissen,
kein Jäger erschießen,
es bleibet dabei:
Die Gedanken sind frei!
Ich denke, was ich will
und was mich beglücket,
doch alles in der Still
und wie es sich schicket.
Mein Wunsch und Begehren
kann niemand verwehren,
es bleibet dabei:
Die Gedanken sind frei!
Und sperrt man mich ein
im finsteren Kerker,
das alles sind rein
vergebliche Werke.
Denn meine Gedanken
zerreißen die Schranken
und Mauern entzwei:
Die Gedanken sind frei!
Drum will ich auf immer
den Sorgen entsagen
und will mich auch nimmer
mit Grillen mehr plagen.
Man kann ja im Herzen
stets lachen und scherzen
und denken dabei:
Die Gedanken sind frei!
Melodie: Bern 1810-1820
verwendete Fassung nach Hoffmann/Richter, Schlesische Volkslieder, Leipzig, 1842
verwendete Fassung nach Hoffmann/Richter, Schlesische Volkslieder, Leipzig, 1842
Text: aus süddeutschen Flugblättern 1780-1800
1820 erstmals mit der verwendeten Melodie gedruckt
1820 erstmals mit der verwendeten Melodie gedruckt
.
zaterdag 18 december 2010
dinsdag 7 december 2010
maandag 29 november 2010
Tixier-Vignancour: Plaidoirie pour le Général Salan
.
Een studio-opname, niet het pleidooi in de rechtszaal
Eerste deelzondag 24 oktober 2010
donderdag 14 oktober 2010
Conférence Oskar Freysinger donnée à Bruxelles le 9 octobre 2010
Permettez-moi, en préambule, de constater qu’à la fin de cette première décennie du 21ème siècle, poser des questions et en débattre est devenu une gageure en UE. D’abord, le centre diamant m’a fermé ses portes à Schaerbeek sous la pression exercée par la bourgmestre et la police sur le bailleur de la salle, puis ce fut le tour du Crowne Plaza hôtel de me refuser une salle. Son propriétaire a eu au moins l’élégance, après avoir d’abord accepté puis refusé la conférence, de nous rencontrer, Marcel Castermans et moi, pour nous exprimer son embarras de ne pouvoir tenir son engagement. « Cependant » a-t-il fait savoir lors de cette entrevue, « le Crowne Plaza » ne fait pas exception quant à son refus. A l’heure actuelle, vous ne trouverez aucun hôtel et aucune salle à Bruxelles disposés à vous accueillir, tant les pressions politiques sont grandes. Voyez-vous, je suis commerçant, et ne puis aller contre le système ». Le directeur du Crowne Plaza ne croyait pas si bien dire, car un troisième propriétaire de salle ayant initialement donné son accord s’est rétracté ce matin même.
Voilà pourquoi l’Europe court à la dérive : Non pas à cause des fanatiques qui occupent le terrain, mais à cause des lâches qui les laissent faire.
Je suis cependant heureux du dénouement de cette affaire qui me voit aujourd’hui m’exprimer en français dans une salle du parlement Flamand. Merci à Philippe de Winter qui a été le seul, ce matin, à s’engager pour la liberté d’expression dans cette ville de Bruxelles mise sous l’éteignoir d’une clique liberticide.
L’intolérance et la censure sont aujourd’hui l’apanage de ceux qui n’ont que les mots « ouverture » et « tolérance » sur les lèvres. Paradoxalement, notre combat pour la liberté, nous le menons aussi pour eux et leurs enfants, malgré le fait qu’ils cherchent à nous museler. Pour l’heure, je vais tenter de vous résumer en trois quarts d’heure l’argumentation qui a prévalu lorsque nous avons décidé, en Suisse, de donner un signal fort à l’islam en interdisant la construction de minarets. L’islam est-il une menace ? Si oui, dans quels domaines et par quels aspects ? Voilà les questions auxquelles je vais tenter de répondre sans la moindre animosité envers les musulmans en tant que personnes individuelles, car ils sont souvent les premières victimes d’un dogme impitoyable ne leur laissant que très peu de choix quant à la gestion de leur vie.
1.Toutes les religions sur pied d'égalité
Au début de cette réflexion nous devons nous interroger sur la manière dont tout Etat de Droit préserve la paix religieuse chez lui. Il n'y parvient que par la voie d'un régime légal séculaire qui se place au-dessus des dogmes religieux et qui garantit le même traitement à toutes les confessions. L'instance protectrice doit se placer au-dessus du protégé pour que sa protection soit efficace et pour qu'elle soit accordée de la même manière à tous. La foi religieuse est fondamentalement indémontrable et échappe donc à toute vérification. Cela signifie pour un législateur garantissant le même traitement à toutes les religions que la foi X et la foi Y se situent forcément au même niveau et que les hommes sont libres de choisir leur confession, donc aussi de passer d'une religion à une autre. La liberté religieuse est d'ailleurs le droit fondamental le plus ancien de tout Etat constitutionnel moderne. Cependant, dès que la foi religieuse se politise, la dogmatisation de la politique menace. La confession influence alors à tel point la politique que celle-ci finit par interdire, isoler ou opprimer toutes les autres convictions religieuses (voir l'Iran, l'Afghanistan, etc.) tout en imposant un dogme (indémontrable et immuable). Permettez-moi de relever quelques cas édifiants liés à la loi sur le blasphème introduite il y a quelque-temps au Pakistan, qui se présente pourtant comme une démocratie : – La famille d’une femme de 26 ans du Punjab, Rubina Bibi, mère de trois enfants, accusée et emprisonnée sur des fausses accusations de blasphème, pense actuellement, par désespoir, à trouver un accord avec les accusateurs : le retrait des accusations, et donc la liberté, en échange de la conversion à l’islam. En mars 2010, Rubina a été accusée par une commerçante musulmane à la suite d’une discussion sur la vente d’un produit alimentaire. Les audiences devant le tribunal se sont déroulées sous de fortes pressions des groupes islamiques extrémistes. Pour parvenir à un accord extrajudiciaire, il a été dit à la famille de Rubina que les accusations seraient enlevées dans le cas d’une conversion à l’islam. – En février 2010, Qamar David, chrétien de Lahore, en prison depuis 2006, a été condamné à la prison à perpétuité pour blasphème. Depuis trois ans sa famille et son avocat sont l’objet de menaces et d’intimidations. “La condamnation se base seulement sur les déclarations et les témoignages créés de façon artificielle, fruits de la haine et des préjudices”, remarque l’avocat Parvez Choudry. - En janvier 2010, Imran Masih, 26 ans, de Faisalabad, a été condamné à la prison à perpétuité pour blasphème. Un voisin l’a accusé d’avoir brûlé une copie du Coran. Le jeune a été victime d’un piège : alors qu’il nettoyait son magasin, il voulait en effet se défaire de certains livres écrits en arabe (langue qu’il ne comprend pas) et a demandé conseil à l’un de ses voisins qui l’a d’abord autorisé de le faire et l’a ensuite accusé de blasphème. – Au début de juillet 2010, le chrétien Zahid Masih de Model Town, non loin de Lahore, a été forcé de fuir et de se cacher avec sa famille après avoir été accusé de blasphème au début du mois par le musulman Manat Ali qui a ameuté une foule de fondamentalistes pour tenter de le lyncher. Zahid est accusé d’avoir utilisé un panneau sur lequel sont inscrits quelques versets du Coran comme tapisserie d’une salle de bain. Partant de cette réalité, le problème que l'islam pose aux démocraties occidentales n'est pas en premier lieu de nature théologique, mais surtout politique et juridique.
2.Conceptions opposées du droit
En Suisse comme dans toute démocratie digne de ce nom, chaque loi est démocratiquement légitimée. Cela signifie que nos lois peuvent changer, à l'inverse du droit religieux islamique qui, lui, est irréversible et autonome, car il est considéré comme d'origine divine; il est donné une fois pour toutes et ne doit de compte à personne. La sharia repose sur le coran qui a été remis au prophète Mahomet en état d'extase mystique. Le coran existait en tant que loi non créée au paradis et il a été rendu accessible aux humains par Mahomet. La sharia repose encore sur une autre origine, les hadiths, qui, par leur valeur de source, sont placés au même niveau que le coran et comprennent des informations et des actions tirées de la vie du prophète. Il existe, selon les écoles coraniques, diverses conceptions à ce niveau. Certains hadiths sont acceptés par les uns, refusés par les autres. On constate à l'intérieur des textes religieux une grande variété qui conduit à des conceptions et des pratiques opposées. Enfin, toutes les contradictions contenues dans le coran ainsi que les domaines qui n'y sont pas réglés sont fixés par l'Ijma qui représente un consensus des légistes autoproclamés (les ulémas) et qui formule des fatwas (arrêts juridiques). Le problème vient du fait que l'alim (pluriel: ulémas) passe pour être celui qui "sait", donc possède des connaissances scientifiques alors qu'il s'agit de questions de foi. On comprend ainsi pourquoi la foi est considérée comme le savoir dans l'islam, donc comme un domaine scientifiquement vérifiable. Cette conception est difficilement conciliable avec notre idée de la foi et elle entraîne des conséquences extrêmement graves dans la vie pratique. A l'opposée des habitants des 57 pays membres de l'Organisation de la conférence islamique, le peuple suisse peut, en vertu de notre conception du droit, largement participer au processus politique par le biais des instruments de la démocratie directe. Il pourrait, par exemple, biffer la référence au Tout-Puissant dans la Constitution fédérale. En revanche, aucun peuple des Etats islamiques mentionnés plus haut n'a le droit de remettre en question la sharia qui, dans ces pays, est égale à une connaissance scientifique immuable au même titre que nous admettons, nous autres Suisses, le fait que la terre est ronde et tourne autour du soleil. L'époque où l'église tentait d'interdire cette connaissance est révolue; Galilée incarne pour ainsi dire le début de l'émancipation moderne de la science par rapport à la religion. La cour constitutionnelle turque a retenu dans un arrêt confirmé par la Cour européenne des droits de l'homme que la sharia était l'antithèse de la démocratie et visait à enlever à l'Etat le rôle de garant des libertés et droits individuels. Dans ce contexte, la déclaration suivante de Dalil Boubakeur, ancien président du Conseil français de la communauté musulmane, est remarquable: "L'islam est simultanément religion, communauté, loi et civilisation." L'Organisation de la conférence des Etats islamiques – qui, comme on l'a dit, comprend 57 Etats – a fait un constat semblable: "L'Islam est religion, Etat et organisation complète de vie." Conformément à ce principe, l'Organisation de la conférence des Etats islamiques n'accepte la Déclaration générale des droits de l'homme que dans la mesure où elle n'est pas en contradiction avec la sharia. C'est précisément cette tendance de l'islam à contrôler aussi bien la vie privée que l'organisation publique de la société, donc son influence globale sur la conception de la vie des gens, qui distingue l'islam des autres religions. Le bouddhisme, le judaïsme, l'hindouisme, etc. pratiquent la religion avant tout comme une conception individuelle de la vie sans composante politico-juridique notable. Ils respectent la politique, le droit, mais aussi les sciences et les arts comme "systèmes" autonomes alors que les écrivains et artistes qui critiquent l'islam doivent s'attendre à des réactions violentes de la part des gardiens de la religion islamique. On rappellera à ce propos la condamnation à mort de Salman Rushdie par le chef de l'Etat iranien, l'ayatollah Khomeiny, en 1989 ou encore la destruction de biens danois dans des Etats musulmans après la parution de caricatures sur Mahomet en 2006. Kurt Westergaard, l’un des dessinateurs danois vit d’ailleurs toujours sous la menace d’une fatwa. Après avoir échappé à trois attentats, il change souvent de ville et de pays, ne sort jamais sans escorte armée et a transformé sa maison en forteresse. Ca fait maintenant cinq ans que dure cet enfer. De quoi décourager d’autres adeptes de l’humour « mal placé ».
3.Racines historiques de la conception islamique du droit
Les textes religieux de l'islam ne sont pas seulement de nature éthique et morale, mais cherchent aussi à influencer la formation de l'Etat. Le coran a été rassemblé et écrit après l'an 800 lorsque les conquêtes de l'islam s'étendaient jusqu'en Espagne. Cette expansion exigeait la mise en place d'un ensemble de règles juridiques de caractère normatif pour organiser les clans et tribus qui, à cette époque, ne se qualifiaient pas de musulmans, mais de Sarazins. Contrairement à ce que l'on pense communément, les mosquées ne sont donc pas comparables à nos églises; elles sont bien plus des offices d'état civil puisqu'on y traite surtout des procédures juridiques et de droit civil. Le rapport privilégié entre le musulman et Allah passe par la sharia, la norme islamique. Dans l'islam, la morale se fonde sur la loi alors que dans notre conception du droit la loi se fonde sur la morale. Un exemple pour illustrer ce propos: chez nous, un principe moral décrète qu'il est mal de tuer; cependant, la loi résultant de ce principe moral doit prendre en considération qu'en cas de légitime défense il peut arriver qu'un humain en tue en autre sans être puni par la suite. Il est toujours mal de tuer, mais le législateur admet une légitimité dans certains cas d'urgence. Il en est tout autrement dans l'islam. La sharia prescrit en effet précisément quand, dans quelles conditions et comment exactement certaines personnes peuvent être tuées ou non. La morale exige simplement que ce catalogue soit respecté; à l'inverse, il est immoral de ne pas respecter ce catalogue. La morale est déduite de la norme légale, donc intervient après la loi, ce qui est d'ailleurs logique dans la conception de l'islam puisque la loi est divine et non créée et vaut donc une fois pour toutes. Lorsqu'un musulman récite le coran, il récite un texte qui est en quelque sorte proche de notre code civil; la différence est que les lois de l'islam sont d'origine divine et de ce fait immuables. Il n'est donc guère étonnant que le musulman qui renie sa foi s'expose à la peine de mort et que 94% des péchés que le coran punit par des séjours en enfer concernent la mise en doute ou la critique de Mahomet ou de l'islam. A elles seules, ces conceptions contradictoires de l'origine du droit indiquent combien la cohabitation des deux visions est difficile et quasi impossible à réaliser dans la pratique.
4.Problèmes territoriaux
Si les problèmes de compatibilité entre la culture islamique et la culture occidentale ne sont pas religieux, mais juridiques, c'est parce que la sharia précède la formation de l'Etat et constitue en quelque sorte le socle sur lequel est bâti l'Etat (la nomocratie islamique). L'islam distingue trois situations territoriales: dans le Dar el Islam (pays de la paix), l'islam a triomphé et règne sans partage; dans le Dar el Harb (pays de la guerre), les infidèles sont au pouvoir et dans le Dar el Suhl (que l'on peut traduire par pays de l'armistice), l'islam est encore en minorité et doit donc s'adapter, mais chaque musulman qui y vit doit tout entreprendre pour faire triompher un jour sa religion. Dans cette conception des choses, les minarets, les cimetières séparés, mais aussi les écoles coraniques et les mosquées deviennent des petites régions extraterritoriales en terre impure, des têtes de pont de l'islam sur le territoire desquels, même s'il est modeste, la seule loi islamique s'applique. Dans le Dar es Islam, le pays sacré où l'islam s'est établi, aucune loi concurrençant la sharia – par exemple, notre droit pénal et civil – n'est admise. Ce "pays sacré" de l'islam comprend aujourd'hui en Europe de nombreux quartiers urbains de France, de Grande-Bretagne et d'Allemagne. Les musulmans y vivent en majorité; ils y ont leurs cimetières, leurs mosquées et leurs écoles coraniques. Ces lieux sont répartis dans tout l'Occident et croissent par leur nombre et leur taille. Les minarets sont tout au plus les symboles de cette pénétration à l'image des petits drapeaux que les généraux piquent sur leurs cartes d'état-major pour marquer l'avancée de leurs troupes. Le mot minaret vient de "El Manar", le phare. Or, ces "phares du jihad" ou ces "baïonnettes de l'islam", pour reprendre les termes du premier-ministre turc Erdogan, ne répondent pas à une exigence du Coran et ne jouent aucun rôle dans le rituel religieux de l'islam. Le muezzin a été inventé bien plus tard, mais sa présence est fréquemment justifiée par un parallèle discutable avec les cloches des églises chrétiennes. En fait, le minaret est avant tout le symbole bien visible d'une soumission totale à une doctrine et à l'intolérance qui en découle – même si cette dernière suscite des controverses entre les différents courants islamiques. Si nous tolérons sur le territoire suisse la construction de minarets, les conflits qui ont lieu en Orient, par exemple entre les musulmans ottomans et les Alaouites se poursuivent chez nous. Au lieu d'encourager la tolérance réciproque et la paix religieuse, nous attisons les conflits dans la grande diversité doctrinaire de l'islam. En effet, pour les Alaouites ou les musulmans sécularisés, les minarets sont un affront et le signe qu'une certaine expression de l'islam cherche à se positionner comme la seule représentation de cette religion en Suisse. Dans la conception universelle de l'islam radical, toutes les régions du monde qui étaient autrefois islamiques doivent le redevenir. Le moyen d'atteindre cet objectif est le jihad qui, dans 97% des cas où il apparaît dans le Coran, signifie « guerre sainte contre les infidèles » alors que dans 3% seulement des cas, ce mot doit être compris comme un "combat intérieur", une "purification spirituelle" ou une "recherche". Chaque lieu d'où est visible un minaret et chaque région que l'on voit depuis un minaret doivent devenir islamiques. Face à cette revendication, on comprend que cet édifice fréquemment sous-estimé par les Européens joue un rôle bien plus important que celui qu'on lui prête communément. Un minaret haut de 21 mètres est actuellement en construction à Poitiers, ville où Charles Martel a mis en fuite les Sarazins en 732. Des haut-parleurs y seront installés. Mais on a promis à la population qu'ils resteront muets. Alors pourquoi en installe-t-on? Le fait est qu'à de nombreux endroits où la construction d'un minaret a été autorisée, la voix du muezzin retentit aujourd'hui plusieurs fois par jour. C'est le cas par exemple à Grenade, en Bosnie, à Oxford, à Londres, à la Nouvelle-Delhi et même à Lhassa, la capitale du Tibet. Des résistances se manifestent ailleurs, et pour des raisons facilement compréhensibles: le but de ce mouvement est d'installer la norme islamique dans le monde entier et les minarets ne sont que la manifestation visible – et fréquemment bruyante – de cette pénétration. Le Conseil islamique de Grande-Bretagne l'a clairement dit en mars 2008: "L'appel à la prière devra devenir partie intégrante de la vie en Grande-Bretagne et en Europe." Or cet appel annonce cinq fois par jour le principe suivant: "Allah est le plus grand. Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah. Je témoigne que Mohammed est le messager d'Allah. Venez à la prière. Venez à la félicité. Allah est le plus grand. Il n'y a pas d'autre vrai Dieu qu'Allah". A côté de cette profession de foi, les cloches de nos églises sont d'une neutralité remarquable – d'autant plus qu'elles servent pour l'essentiel à donner l'heure
5. L'exercice de la religion n'est pas un droit absolu
Le libre exercice de pratiques religieuses – par exemple l'abattage rituel – n'est autorisé dans le droit national et international que dans les limites des lois. Des restrictions sont parfaitement possibles. L'article 9 al. 2 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 29 al. 2 de la Charte des droits de l'homme de l'ONU ainsi que l'article 36 de la Constitution fédérale permettent une limitation de la liberté religieuse si cette restriction est dans l'intérêt public et si elle est adaptée à la situation. C’est pour cette raison que le Conseil fédéral et le Parlement ont bien été obligés d'admettre que l'initiative contre les minarets n'était pas contraire à la loi et devait par conséquent être soumise au peuple.
Cependant, nous constatons aujourd’hui que le gouvernement se soucie bien peu de la volonté clairement exprimée des citoyens lors du vote qui suivit, puisqu’il n’a pas l’intention de s’opposer à la construction d’un minaret à Langenthal sous le prétexte fallacieux que la demande de construction avait été déposée avant le 29 novembre 2009. Pourtant, le soir de la votation, la ministre de la justice avait affirmé haut et fort que la volonté du peuple serait respectée et qu’aucun minaret ne serait plus construit en Suisse. Pire encore : Dans sa réponse à la cour européenne des droits de l’homme du 15 septembre 2010, le Conseil Fédéral se permet, au mépris total du concept de souveraineté et ignorant la volonté populaire exprimée au scrutin universel d’affirmer que « la jurisprudence récente du Tribunal fédéral connaît des exemples admettant la primauté d’un traité international (et d’une loi fédérale) par rapport à une disposition de la Constitution ». Et d’ajouter un peu plus loin : « Cette jurisprudence pourrait être appliquée à la relation entre norme internationale et constitutionnelle, cela d’autant que l’article 190 Cst. ne mentionne pas la Constitution en tant que droit pertinent ». C’est ainsi que la démocratie directe et le vote au scrutin universel cèdent le pas à la « démocratie des juges » dont la légitimité démocratique est bien moindre, puisqu’ils sont cooptés et par le système en place. Procédant ainsi, le système parvient à museler le peuple en déclarant la démocratie antidémocratique et les processus politiques illégaux partout où ils contredisent la doxa de la globalisation.
6.Dhimmitude et intégration
Si l'Etat américain du Michigan n'exige plus, lors des contrôles de personnes, que les femmes voilées se découvrent, il créé une situation juridique concurrente sur son propre territoire. Au nom d'un pluralisme légal postmoderne et tolérant, le régime légal territorial est progressivement dilué. Même chose lorsque dans un lycée de l’Oise, on permet aux adolescentes de passer leur bac couvertes du voile intégral (« Le Figaro » du 19 juin 2010).La Commission de recours en matière d'asile a décidé que "le droit suisse ne pouvait pas se permettre de se juger supérieur à un droit étranger"; partant de cette affirmation, elle a admis un mariage conclu avec une mineure et en l'absence du mari. Exemple particulièrement frappant de ce pluralisme juridique: en Allemagne, une juge a refusé de prononcer un divorce "parce que dans l'islam le châtiment corporel de l'épouse est permis". Ces exemples montrent que les démocraties occidentales sont aujourd'hui prêtes à tolérer sur leur territoire un système légal divergent et concurrent au détriment de leur propre régime. Le respect de nous-mêmes et la prudence devraient pourtant nous inciter à empêcher la propagation sur notre territoire d'un droit opposé au régime légal suisse et reposant sur une conception totalement différente des droits de l'homme. Comme l'a constaté la Cour européenne des droits de l'homme, la sharia est incompatible avec notre conception du droit notamment dans les domaines du droit du mariage, des droits de l'homme ou encore du droit pénal. Le fait d'accepter le port du voile par des enseignantes musulmanes ou les cours de natation séparés pour les enfants musulmans sont des exemples de concessions justifiées par la tolérance à l'égard de cultures étrangères et qui paraissent peu importantes alors qu'en réalité elles ouvrent la boîte de Pandore du point de vue du droit. Ces adaptations apparemment modestes de lois et de règles visent à faire reconnaître en Suisse un droit parallèle totalement étranger au nôtre. S'agissant par exemple des mariages arrangés de mineurs, on admet que des droits fondamentaux (le droit de se marier) soient violés au nom d'autres droits humanitaires (la liberté religieuse corporative). Mais une société où il est désormais de bon ton de pratiquer la dhimmitude - cette servilité prophylactique sensée détourner les foudres d’Allah de nos têtes - ne s’encombre pas de réflexions sur la portée des concessions faites à l’Islam. N’a-t-on pas vu M. Delanoë, maire de Paris, féliciter les musulmans pour le Ramadan et le conseiller national Hugues Hiltpold faire de même à Genève ? Jamais on n’a entendu ces mêmes personnes féliciter les chrétiens pour le carême. Et jamais on ne les verra congratuler les participants à un apéro géant « saucisson-pinard » ! Cependant, cette « dhimmitude » (soumission aux exigences islamiques par les « infidèles ») n’est pas seulement le fait des pays européens. Ainsi, lorsque j’apprends (« le temps » du 28 mai 2010) que le Maroc intensifie l’expulsion de chrétiens étrangers de son territoire national, je ne puis m’empêcher de penser que cet exercice n’est qu’une concession faite par le roi aux islamistes dont l’influence grandit. Au bout de ces concessions, lui aussi, tout roi et marocain qu’il soit, risque de trouver un califat à la place de l’Etat-nation. Ce n’est pas en se faisant passer pour plus islamiste que les islamistes qu’il parviendra à freiner leur progression, car les fous de Dieu ne se soucient guère des images, aveuglés qu’ils sont par les exigences de leur dogme.
7.Ghettos culturels, société individualiste et système de clans
Cette mise en parallèle de deux systèmes juridiques différents sur le territoire du même Etat est particulièrement dangereuse à cause de l'isolement croissant de certains groupes ethno-religieux dans des ghettos. Depuis le siècle des lumières notre société est construite selon le principe individualiste; elle n'est donc pas préparée à accueillir et à intégrer des groupes fonctionnant comme des collectifs quasi-inaccessibles. L'individualisme favorise la libre formation des opinions et, de ce fait, la force novatrice caractéristique des sociétés occidentales. Parallèlement, il freine le népotisme en affaiblissant le système des clans. L'individualisme libérant l'individu de l'étreinte de son clan, il permet à chaque personne de s'approcher d'une autre qui lui était auparavant étrangère. La conséquence finale est que l'intérêt général, donc le bien-être de tous les citoyens, est placé au-dessus des intérêts particuliers des clans. Mais ce système ne fonctionne que dans une société plus ou moins homogène et dont les membres connaissent et respectent les règles générales. De plus, l'Etat doit être prêt à imposer ces règles. Le problème est que la plupart des sociétés extra-européennes fonctionnent de manière totalement différente de ce principe; les intérêts des clans et des familles passent avant l'intérêt général qui, dans un tel cadre, n'est qu'un concept abstrait. Plus le nombre d'immigrants en provenance d'Etats connaissant une structure prononcée de clans est grand, plus notre société a de problèmes. Dans ce contexte, il est par exemple choquant que l'on autorise, sous le prétexte du "regroupement familial" qui se réfère au noyau de la famille européenne, non seulement l'épouse et les enfants, mais aussi les frères, les sœurs, les grands-parents et les cousins à entrer dans l'espace UE. Le plus grand problème des Etats européens modernes provient du fait que l'immigration incontrôlée et l'affaiblissement, voire la suppression des frontières extérieures provoquent l'émergence de nombreuses frontières intérieures, parfois invisibles. Si nous refusons de chercher des réponses valables à ces problèmes, si nous en faisons un tabou pour ne pas devoir les aborder, l'espace UE prometteur d'une grande liberté risque fort de devenir un espace de sociétés en conflit. La Suisse n'échappe pas à cette évolution, car les conséquences cumulées de Schengen/Dublin, de la libre circulation des personnes et de l'afflux de demandeurs d'asile ne permettent plus guère à notre pays d'imposer des règles de passage aux frontières. Cela a pour conséquence l’importation de comportements difficilement assimilables et protégés par des clans regroupés. Voilà comment la polygamie réapparait un peu partout en Europe. Je rappelle ici le cas emblématique de Lies Hebbadj, qui a fait la une des médias, le 23 avril 2010, pour avoir contesté publiquement le procès-verbal infligé à l’une de ses compagnes pour port du niqab au volant. Le 9 juin, Lies Hebbadj a été mis en examen pour fraudes aux prestations sociales - une «polygamie de fait» lui permettant de bénéficier d’aides indues -, escroquerie, et travail dissimulé. Depuis, il a été de nouveau mis en examen pour viols aggravés. Affaire à suivre. Dans les hôpitaux, aussi, les dérives intégristes font leur entrée : Refus de l’homme de faire soigner sa femme par un médecin de sexe masculin, refus de traitements etc. Cela mène à des situations absurdes. Dans « Libération » du 7 juillet 2010, Isabelle Lévy raconte le cas d’une patiente qui n’avait jamais été suivie pendant sa grossesse et qui s’est présentée aux urgences, car elle avait des contractions. Elle a refusé d’être examinée par un médecin homme, et elle est repartie avec ses contractions. Soudain, le personnel a entendu des cris. La femme en question était en train d’accoucher sur la pelouse. L’infirmière lui a dit alors : «Vous avez refusé d’être examinée par un homme, mais vous venez d’accoucher devant une centaine de personnes !» Pourtant, la liste ne s’arrête pas là. L’incompatibilité sociale et culturelle peut prendre des formes encore bien plus dramatiques. Que dire du cas dramatique de la jeune Swera, 16 ans, Suissesse d’origine pakistanaise parlant le « schwyzerdütsch » comme ses camarades de classe, tuée par son père pour un vol de cigarettes qu’il jugeait devoir, selon ses convictions religieuses, laver dans le sang ? Le sang de son sang ? Pour l’honneur, pour laver l’affront. Mais derrière ce terrible fait-divers, combien de jeunes filles muselées, mises sous tutelle, battues ? L’omerta régnant dans les milieux claniques est totale. Sa transgression fatale. Partant de ces constats, je voudrais terminer cet exposé en formulant les recommandations suivantes:
1.Notre Etat de droit a le devoir d'exiger des immigrants le respect intégral de notre régime légal et d'éviter toute concession, aussi modeste soit-elle en apparence, qui pourrait encourager, ne fût-ce que de manière vague, l'établissement de conceptions parallèles du droit. En admettant la ségrégation de groupes, notamment de la population islamique par le biais de droits d'exception comme les cimetières séparés, les dispenses générales des cours de natation, les mariages forcés, nous les empêchons d'approcher notre patrimoine culturel si bien que l'intégration si souvent vantée n'est plus qu'un exercice-alibi.
2.Même si nous risquons de toucher à la liberté d'établissement, nous devons empêcher la formation de ghettos ethniques, donc l'émergence de mondes parallèles indifférents les uns par rapport aux autres. La vie en parallèle de groupes ethniques n'a rien à voir avec l'intégration.
3.Nous devons empêcher que des chefs religieux fanatiques ne mettent le grappin sur certains groupes ethniques en intervenant plus sévèrement contre ces meneurs extrémistes.
4.Nous devons tenter de limiter les flux de l'immigration pour accueillir des immigrants en moins grand nombre, mais mieux, afin de les intégrer. Enfin, il reste à espérer que l'islam se transforme de l'intérieur dans les années à venir et qu'il vive lui aussi un sorte de siècle des lumières qui mette définitivement un terme à l'islamisme fanatique. Tant que cela n'est pas le cas, nous avons le devoir de protéger notre Etat contre toute forme de subversion. Il n'est pas acceptable que les principes libéraux de notre Etat de droit soient utilisés comme instruments de sa désintégration et finalement de sa destruction. Il en va aussi de la liberté et de la sécurité des musulmans eux-mêmes, particulièrement de ceux qui cherchent vraiment à s’intégrer chez nous. Je me permets de rappeler à ce sujet le triste destin de l’imam de Drancy, Hassan Chalgoumi, qui s’est prononcé publiquement pour l’interdiction du voile intégral en France. Depuis, toutes les prières qu’il dirige sont perturbées. Les 43 religieux qu’il avait rassemblés en 2009 dans la Conférence des imams de France, pour promouvoir la « double mission culturelle et républicaine des imams », déclarent forfait l’un après l’autre. Désormais, Chalgoumi est de plus en plus isolé et vit sous protection de l’Etat, menacé pour quelques mots proférés contre l’intégrisme et l’antisémitisme. Lutter contre les dérives de l’Islam en terre chrétienne, c’est peut-être avant tout cela : Protéger les musulmans de leurs propres « frères ».
Oskar Freysinger
zaterdag 25 september 2010
maandag 6 september 2010
Edito du Monde, édition du 5 septembre.
.
La Belgique et les Pays-Bas malades du populisme
Deux démocraties européennes traversent une crise sans précédent : trois mois après avoir voté, les Pays-Bas et la Belgique sont toujours dans l'attente. Ils attendent le programme et la constitution d'un gouvernement, quitte à recourir à d'improbables coalitions.
A Bruxelles, les tourments ont commencé dès 2007. Le chrétien-démocrate flamand Yves Leterme a légitimé le message des indépendantistes flamands, auxquels il s'était associé. Mais, comme son parti, il a été dévoré par cette Nouvelle Alliance flamande, qui, grâce à lui, a pu faire prospérer l'idée d'une Flandre autonome, délivrée du "boulet" wallon et susceptible d'accaparer Bruxelles. La confusion est telle, aujourd'hui, en Belgique que le scénario de la partition n'est plus irréaliste.
Les Pays-Bas ont beau s'épargner les querelles linguistiques, leur situation n'est pas plus reluisante. Deux partis traditionnels - les chrétiens-démocrates et les libéraux - ont tenté de négocier un pacte du diable avec l'extrême droite du député Geert Wilders, boutefeu islamophobe. En échange du soutien des populistes à leur coalition minoritaire et à leur programme de rigueur, les deux partis s'engageaient à accepter une politique vigoureuse à l'égard des immigrés. M. Wilders a fait s'effondrer ce château de cartes en critiquant le manque de crédibilité des chrétiens-démocrates.
Au-delà de leurs dissemblances, les deux Etats du Nord, longtemps cités en exemple pour leur art du compromis, souffrent de maux similaires. De la montée d'un populisme égoïste et parfois anti-européen. Du désaveu de l'opinion à l'égard de systèmes politiques à bout de souffle. Et d'un éparpillement de l'électorat, que favorise le système de représentation proportionnelle, augmenté, en Belgique, d'une obligation de se rendre aux urnes qui encourage le vote "ras-le-bol".
Longtemps stables parce que s'y organisaient les transferts de voix entre les trois courants classiques - chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates et libéraux -, les démocraties belge et néerlandaise ont laissé prospérer des partis protestataires qui menacent aujourd'hui leur équilibre.
Après une extrême droite radicale et xénophobe, la Flandre a vu naître une droite nationaliste décomplexée, qui a su mêler la mise en cause de la "mauvaise gestion" à la revendication indépendantiste et à la dénonciation des transferts d'argent vers les "pauvres" francophones. Aux Pays-Bas, les partis classiques n'ont pas vu venir la menace d'un populisme antimusulman qui fait de tout étranger le bouc émissaire.
Dans les deux pays, des partis très minoritaires au départ ont acquis de la notoriété grâce à l'impuissance des partis traditionnels, incapables d'opposer des arguments rationnels aux vociférations populistes. Grâce à la curiosité de médias avides de nouveauté, et qui ont, en amplifiant leur parole, rendu crédible cette dernière. Grâce, surtout, à des systèmes électoraux qui ont transformé les Parlements en chambres d'écho de visions caricaturales sur les questions politiques majeures. Un constat inquiétant.
.
La Belgique et les Pays-Bas malades du populisme
Deux démocraties européennes traversent une crise sans précédent : trois mois après avoir voté, les Pays-Bas et la Belgique sont toujours dans l'attente. Ils attendent le programme et la constitution d'un gouvernement, quitte à recourir à d'improbables coalitions.
A Bruxelles, les tourments ont commencé dès 2007. Le chrétien-démocrate flamand Yves Leterme a légitimé le message des indépendantistes flamands, auxquels il s'était associé. Mais, comme son parti, il a été dévoré par cette Nouvelle Alliance flamande, qui, grâce à lui, a pu faire prospérer l'idée d'une Flandre autonome, délivrée du "boulet" wallon et susceptible d'accaparer Bruxelles. La confusion est telle, aujourd'hui, en Belgique que le scénario de la partition n'est plus irréaliste.
Les Pays-Bas ont beau s'épargner les querelles linguistiques, leur situation n'est pas plus reluisante. Deux partis traditionnels - les chrétiens-démocrates et les libéraux - ont tenté de négocier un pacte du diable avec l'extrême droite du député Geert Wilders, boutefeu islamophobe. En échange du soutien des populistes à leur coalition minoritaire et à leur programme de rigueur, les deux partis s'engageaient à accepter une politique vigoureuse à l'égard des immigrés. M. Wilders a fait s'effondrer ce château de cartes en critiquant le manque de crédibilité des chrétiens-démocrates.
Au-delà de leurs dissemblances, les deux Etats du Nord, longtemps cités en exemple pour leur art du compromis, souffrent de maux similaires. De la montée d'un populisme égoïste et parfois anti-européen. Du désaveu de l'opinion à l'égard de systèmes politiques à bout de souffle. Et d'un éparpillement de l'électorat, que favorise le système de représentation proportionnelle, augmenté, en Belgique, d'une obligation de se rendre aux urnes qui encourage le vote "ras-le-bol".
Longtemps stables parce que s'y organisaient les transferts de voix entre les trois courants classiques - chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates et libéraux -, les démocraties belge et néerlandaise ont laissé prospérer des partis protestataires qui menacent aujourd'hui leur équilibre.
Après une extrême droite radicale et xénophobe, la Flandre a vu naître une droite nationaliste décomplexée, qui a su mêler la mise en cause de la "mauvaise gestion" à la revendication indépendantiste et à la dénonciation des transferts d'argent vers les "pauvres" francophones. Aux Pays-Bas, les partis classiques n'ont pas vu venir la menace d'un populisme antimusulman qui fait de tout étranger le bouc émissaire.
Dans les deux pays, des partis très minoritaires au départ ont acquis de la notoriété grâce à l'impuissance des partis traditionnels, incapables d'opposer des arguments rationnels aux vociférations populistes. Grâce à la curiosité de médias avides de nouveauté, et qui ont, en amplifiant leur parole, rendu crédible cette dernière. Grâce, surtout, à des systèmes électoraux qui ont transformé les Parlements en chambres d'écho de visions caricaturales sur les questions politiques majeures. Un constat inquiétant.
.
Labels:
Le Monde,
Nederland,
populisme,
Vlaanderen
zondag 29 augustus 2010
Het Laatste Nieuws, 28 augustus 2010
.
Het Laatste Nieuws, 28 augustus 2010
Jan Segers
Straf, wat een Franstalige onderhandelaar zich donderdagavond zou hebben laten ontvallen: "Bart De Wever heeft de hele tijd Nederlands gepraat om ons op de zenuwen te werken." Journalist Jan Segers van Het Laatste Nieuws beschrijft het taalgebruik tijdens de onderhandelingen.
Donderdag rond 21 uur post een Franstalige krantenjournalist een berichtje op Twitter. Een niet nader genoemde Franstalige onderhandelaar heeft hem zonet gezegd dat Bart De Wever tijdens het overleg van die middag "de hele tijd Nederlands heeft gesproken pour nous énerver". Met als ondertoon: waar haalt hij het lef vandaan, die De Wever, om tijdens onderhandelingen geen Frans maar Nederlands te spreken?
Navraag leert dat Bart De Wever die middag inderdaad een monoloog van een halfuur in het Nederlands heeft gehouden. Daarmee wou hij de Franstaligen duidelijk maken dat ze de gevraagde 500 miljoen extra voor Brussel pas zouden krijgen als onderdeel van een nieuwe financieringswet. "Bart wou genuanceerd en gedetailleerd uitleggen waar het op stond", luidt het bij N-VA. "Maar hij was moe en opgejaagd, en dus deed hij dat voor één keer in zijn eigen taal en niet in het Frans, zoals gewoonlijk."
Goede wil
Want u moet weten: de voertaal bij deze communautaire onderhandelingen is Frans. "Elk mag natuurlijk zijn eigen taal spreken", had Elio Di Rupo bij het begin van de preformatie gezegd, maar zo bleek het niet echt op te schieten. Sommige Franstalige onderhandelaars begrepen niet altijd meteen wat er in het Nederlands werd gezegd. "Vooral voor Jean-Michel Javaux van Ecolo ging het soms te vlug", zegt een Vlaamse onderhandelaar. "Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet en Elio Di Rupo spreken niet vlot Nederlands, maar ze begrijpen het goed, al ontsnapt er ook hen wel eens iets."
En dus passen de Vlaamse onderhandelaars zich naar best vermogen aan. Het Frans van Wouter Van Besien scheert naar verluidt geen hoge toppen, maar dat van Wouter Beke heet redelijk te zijn, dat van Caroline Gennez zeer degelijk en dat van Bart De Wever uitstekend. "Gennez schakelt vlot en vaak over van Nederlands naar Frans en De Wever praat zelfs de hele tijd Frans", bevestigt een Franstalige.
Bij N-VA wordt eraan toegevoegd dat hun voorzitter sinds de verkiezingen van 13 juni "altijd met iedereen Frans heeft gepraat om zijn goede wil te tonen, om geen misverstanden te creëren en om de zaken te doen opschieten". Onder vier ogen praten Di Rupo en De Wever altijd Frans. "Bart is het inmiddels zo gewend om het Franse communautaire jargon te gebruiken dat hij per abuis zelfs in het Frans begint als hij zich tot Caroline of Wouter richt", heet het.
Kot te klein
En dus was het schrikken, donderdag, toen De Wever plots "en flamand" begon te ratelen. Volgens de Franstalige onderhandelaar in kwestie zou de N-VA-voorzitter dat hebben gedaan om hen op de zenuwen te werken. De Wever zelf wou gisteren niet reageren, maar bij zijn partij is het kot te klein. "Als dit klopt, zijn we de schaamte voorbij. 't Is ver gekomen als een Franstalige politicus zich beledigd voelt wanneer iemand zich in het Nederlands uitdrukt, de eerste landstaal nota bene. Ab sofort auf Deutsch dan maar?"
Het Laatste Nieuws, 28 augustus 2010
Jan Segers
Straf, wat een Franstalige onderhandelaar zich donderdagavond zou hebben laten ontvallen: "Bart De Wever heeft de hele tijd Nederlands gepraat om ons op de zenuwen te werken." Journalist Jan Segers van Het Laatste Nieuws beschrijft het taalgebruik tijdens de onderhandelingen.
Donderdag rond 21 uur post een Franstalige krantenjournalist een berichtje op Twitter. Een niet nader genoemde Franstalige onderhandelaar heeft hem zonet gezegd dat Bart De Wever tijdens het overleg van die middag "de hele tijd Nederlands heeft gesproken pour nous énerver". Met als ondertoon: waar haalt hij het lef vandaan, die De Wever, om tijdens onderhandelingen geen Frans maar Nederlands te spreken?
Navraag leert dat Bart De Wever die middag inderdaad een monoloog van een halfuur in het Nederlands heeft gehouden. Daarmee wou hij de Franstaligen duidelijk maken dat ze de gevraagde 500 miljoen extra voor Brussel pas zouden krijgen als onderdeel van een nieuwe financieringswet. "Bart wou genuanceerd en gedetailleerd uitleggen waar het op stond", luidt het bij N-VA. "Maar hij was moe en opgejaagd, en dus deed hij dat voor één keer in zijn eigen taal en niet in het Frans, zoals gewoonlijk."
Goede wil
Want u moet weten: de voertaal bij deze communautaire onderhandelingen is Frans. "Elk mag natuurlijk zijn eigen taal spreken", had Elio Di Rupo bij het begin van de preformatie gezegd, maar zo bleek het niet echt op te schieten. Sommige Franstalige onderhandelaars begrepen niet altijd meteen wat er in het Nederlands werd gezegd. "Vooral voor Jean-Michel Javaux van Ecolo ging het soms te vlug", zegt een Vlaamse onderhandelaar. "Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet en Elio Di Rupo spreken niet vlot Nederlands, maar ze begrijpen het goed, al ontsnapt er ook hen wel eens iets."
En dus passen de Vlaamse onderhandelaars zich naar best vermogen aan. Het Frans van Wouter Van Besien scheert naar verluidt geen hoge toppen, maar dat van Wouter Beke heet redelijk te zijn, dat van Caroline Gennez zeer degelijk en dat van Bart De Wever uitstekend. "Gennez schakelt vlot en vaak over van Nederlands naar Frans en De Wever praat zelfs de hele tijd Frans", bevestigt een Franstalige.
Bij N-VA wordt eraan toegevoegd dat hun voorzitter sinds de verkiezingen van 13 juni "altijd met iedereen Frans heeft gepraat om zijn goede wil te tonen, om geen misverstanden te creëren en om de zaken te doen opschieten". Onder vier ogen praten Di Rupo en De Wever altijd Frans. "Bart is het inmiddels zo gewend om het Franse communautaire jargon te gebruiken dat hij per abuis zelfs in het Frans begint als hij zich tot Caroline of Wouter richt", heet het.
Kot te klein
En dus was het schrikken, donderdag, toen De Wever plots "en flamand" begon te ratelen. Volgens de Franstalige onderhandelaar in kwestie zou de N-VA-voorzitter dat hebben gedaan om hen op de zenuwen te werken. De Wever zelf wou gisteren niet reageren, maar bij zijn partij is het kot te klein. "Als dit klopt, zijn we de schaamte voorbij. 't Is ver gekomen als een Franstalige politicus zich beledigd voelt wanneer iemand zich in het Nederlands uitdrukt, de eerste landstaal nota bene. Ab sofort auf Deutsch dan maar?"
zaterdag 28 augustus 2010
James Ellroy over James M. Cain
woensdag 4 augustus 2010
Naegels is tegen theorievorming ;-)
De Standaard, woensdag 4 augustus 2010
TOM NAEGELS ergert zich aan de manier waarop we over de islam debatteren: naast elkaar, zodat het nergens toe leidt. Met een paar simpele afspraken moet dat veel beter kunnen.
Er is iets vreemds aan de hand met het debat over de islam in Europa. Hoewel het een van de grootste intellectuele, politieke en maatschappelijke splijtzwammen van deze tijd is, merk je bij alle deelnemers eraan - en ook bij de geïnteresseerde toeschouwer - een diepe vermoeidheid, die snel omslaat in ergernis. Dat komt doordat het debat nergens toe leidt: om de zoveel weken of maanden flakkert het op, en dan zegt iedereen hetzelfde als wat hij de vorige keer gezegd heeft, rolt met de ogen bij de repliek van de ander, en trekt zich vervolgens schuddebollend en nog wat namompelend terug onder gelijkgezinden.
Het helpt daarbij niet dat beide kampen - Kamp Noord, dat overtuigd is van de onverenigbaarheid van de islam met 'onze' democratie, en Kamp Zuid, dat niet zo'n probleem ziet met de islam en het over sociaaleconomische kwesties en geopolitiek wil hebben - zich ingegraven hebben en elkaar met dezelfde wapens bestrijden. Beide kunnen grote intellectuelen tot hun rangen rekenen (Kamp Noord haalt Martin Amis binnen! Kamp Zuid heeft Ian Buruma!), beide kennen 'islamitische intellectuelen' alsook 'gewone moslims' die hen overschot van gelijk geven, beide hebben de Koran gelezen zoals het écht moet, en beide beschikken over tal van anekdotes uit de veertien eeuwen islamitische geschiedenis en het meer dan een miljard moslims tussen Tsjetsjenië en Senegal om de ander mee om de oren te slaan. Meestal zijn dat dezelfde anekdotes; wie het een tijdje volgt, ziet ze terugkeren.
Als er dus morgen in Lamalou-les-Bains een moslim een scheet laat en twee Duitse toeristen vinden dat onaangenaam, dan kun je er donder op zeggen dat Bernard Henri-Levy in Le Figaro een hadieth citeert waarin de Profeet zelf zegt: 'O gelovigen! Laat scheten zo vies, dat ze de ongelovigen zullen verjagen!' Waarna Tariq Ramadan repliceert dat hij dat verkeerd gelezen heeft: de woordstam 'prt' betekent eigenlijk 'argumenteren', en de Profeet (vmh*) bedoelde dat de ongelovigen overtuigd moesten worden van hun dwaling. Waarna BHL gilt: 'Dommerik! Je kent geen Arabisch! Alle islamitische intellectuelen alsook de gewone moslims geven mij gelijk! De stam is “frrrrt,, en die betekent wel degelijk “scheten laten!, Zoals uitvoerig werd bewezen in 1328 in Granada, toen de grootmoefti van...'
U begrijpt waar ik heen wil.
Wat moet je in zo'n context met alweer een opiniestuk van Geert Wilders, waarin hij voor de elfendertigste keer uitlegt waarom hij een probleem heeft met de islam, maar niet met de moslims (DS 2 augustus)? Alweer 'het debat aangaan'? Andere interpretaties zoeken voor dezelfde soera's? Uitleggen dat het toch wel erg gek is dat, als de Saudische politie vijftien schoolmeisjes opgesloten houdt in een brandend gebouw omdat ze niet gesluierd waren tijdens hun vlucht, dat 'typisch islamitisch' wordt genoemd, maar als de Saudische bevolking - die toch ook islamitisch is - daar vervolgens tegen in opstand komt, dat als contra-islamitisch wordt gepresenteerd: 'De islam is onmenselijk, maar moslims zijn mensen en dus in staat tot liefde.' Kun je niet met evenveel reden zeggen: 'Het regime is onmenselijk, maar zijn onderdanen zijn mensen en dus in staat tot liefde'? En doet het er eigenlijk toe? Is het niet de essentie dat de Saudische politie een misdaad tegen de menselijkheid beging, en dat iedereen die verafschuwt: moslims en niet-moslims, met uitzondering van de fanatici?
Misschien is het zinvoller om een uitweg uit de impasse te zoeken. Hoe langer ik dit debat volg, hoe meer ik ervan overtuigd ben dat de manier waarop het nu verloopt, heilloos is. Het is bezigheidstherapie voor blanke intellectuelen, die op die manier hun eruditie kunnen tonen en zich tegenover elkaar profileren. Tegelijk ben ik er ook steeds meer van overtuigd dat de twee kampen eigenlijk niet zo ver van elkaar staan - en ook niet zo ver van wat dan 'de gematigde moslims' genoemd worden. Ze hebben fundamentele waarden gemeen, ze keuren dezelfde zaken af, ze hopen op dezelfde toekomst - het is de obsessie met de islam die voor het schisma zorgt. Daarom zou het helpen, denk ik, om deze kleine paradigmawijziging door te voeren:
1. Debatteer niet meer over de islam, maar over concrete misstanden.
Neem je eigen universaliteitsclaim serieus. Praat over waarden en mensenrechten, niet over de aard van een geloof. Meisjes laten sterven omdat ze niet gesluierd zijn, is barbaars. Eremoorden zijn barbaars. Besnijdenissen zijn barbaars. Handen afhakken is barbaars. Wie de islam inroept als verschoningsgrond hiervoor, is barbaars. Iedereen is het daarover eens, ook moslims, met uitzondering van de fanatici. Waardoor het ook meteen duidelijk is wie dat zijn.
2. Beperk het debat tot één probleem per keer.
Als je het wilt hebben over de hoofddoek in Vlaamse scholen, heb het dan daarover: de hoofddoek (en enkel die) in Vlaamse scholen (en enkel die). Begin niet tegelijk over de hoofddoek in Turkije, vrouwenbesnijdenissen in Jemen, of de genocide op de joodse stammen in het Medina van de zevende eeuw. Die gewoonte van de 'absolute verbreding' - waarbij werkelijk alles, uit iedere tijd en elk land als bewijs kan worden opgevoerd - doet het debat meer kwaad dan goed.
3. Beperk het debat tot één context per keer.
En dan in het bijzonder de binnenlandse. Dat kan provinciaal klinken, maar dat is het niet. Het is een garantie voor een goed begrip van de problematiek, en voor het vinden van een haalbare oplossing. Wie zich ergert aan de manier waarop Franstalige Belgen in Belgische kranten schrijven over hun landgenoten die Nederlands spreken (en omgekeerd) kan zich voorstellen hoe geloofwaardig het is als een Vlaming of Nederlander, hoe intellectueel ook, het in één opiniestuk heeft over Afghanistan, Soedan, Marokko en het Irak der pre-islamitische tijden.
En ten slotte:
4. Wees toch niet zo apocalyptisch!
Al dat gepraat over massamoorden, angst en apathie: een mens zou bang worden zijn deur nog uit te komen. De conflicten die we vandaag meemaken zijn normaal, beheersbaar en oplosbaar, op voorwaarde dat: zie punten 1, 2, 3 en 4.
* Vrede (zij) met hem.
TOM NAEGELS
Wie? Schrijver.
Wat? De meeste moslims en niet-moslims kunnen best met elkaar praten.
Waarom? Omdat ze het over de meeste zaken gewoon eens zijn.
.
Weg uit de islamimpasse
TOM NAEGELS ergert zich aan de manier waarop we over de islam debatteren: naast elkaar, zodat het nergens toe leidt. Met een paar simpele afspraken moet dat veel beter kunnen.
Er is iets vreemds aan de hand met het debat over de islam in Europa. Hoewel het een van de grootste intellectuele, politieke en maatschappelijke splijtzwammen van deze tijd is, merk je bij alle deelnemers eraan - en ook bij de geïnteresseerde toeschouwer - een diepe vermoeidheid, die snel omslaat in ergernis. Dat komt doordat het debat nergens toe leidt: om de zoveel weken of maanden flakkert het op, en dan zegt iedereen hetzelfde als wat hij de vorige keer gezegd heeft, rolt met de ogen bij de repliek van de ander, en trekt zich vervolgens schuddebollend en nog wat namompelend terug onder gelijkgezinden.
Het helpt daarbij niet dat beide kampen - Kamp Noord, dat overtuigd is van de onverenigbaarheid van de islam met 'onze' democratie, en Kamp Zuid, dat niet zo'n probleem ziet met de islam en het over sociaaleconomische kwesties en geopolitiek wil hebben - zich ingegraven hebben en elkaar met dezelfde wapens bestrijden. Beide kunnen grote intellectuelen tot hun rangen rekenen (Kamp Noord haalt Martin Amis binnen! Kamp Zuid heeft Ian Buruma!), beide kennen 'islamitische intellectuelen' alsook 'gewone moslims' die hen overschot van gelijk geven, beide hebben de Koran gelezen zoals het écht moet, en beide beschikken over tal van anekdotes uit de veertien eeuwen islamitische geschiedenis en het meer dan een miljard moslims tussen Tsjetsjenië en Senegal om de ander mee om de oren te slaan. Meestal zijn dat dezelfde anekdotes; wie het een tijdje volgt, ziet ze terugkeren.
Als er dus morgen in Lamalou-les-Bains een moslim een scheet laat en twee Duitse toeristen vinden dat onaangenaam, dan kun je er donder op zeggen dat Bernard Henri-Levy in Le Figaro een hadieth citeert waarin de Profeet zelf zegt: 'O gelovigen! Laat scheten zo vies, dat ze de ongelovigen zullen verjagen!' Waarna Tariq Ramadan repliceert dat hij dat verkeerd gelezen heeft: de woordstam 'prt' betekent eigenlijk 'argumenteren', en de Profeet (vmh*) bedoelde dat de ongelovigen overtuigd moesten worden van hun dwaling. Waarna BHL gilt: 'Dommerik! Je kent geen Arabisch! Alle islamitische intellectuelen alsook de gewone moslims geven mij gelijk! De stam is “frrrrt,, en die betekent wel degelijk “scheten laten!, Zoals uitvoerig werd bewezen in 1328 in Granada, toen de grootmoefti van...'
U begrijpt waar ik heen wil.
Wat moet je in zo'n context met alweer een opiniestuk van Geert Wilders, waarin hij voor de elfendertigste keer uitlegt waarom hij een probleem heeft met de islam, maar niet met de moslims (DS 2 augustus)? Alweer 'het debat aangaan'? Andere interpretaties zoeken voor dezelfde soera's? Uitleggen dat het toch wel erg gek is dat, als de Saudische politie vijftien schoolmeisjes opgesloten houdt in een brandend gebouw omdat ze niet gesluierd waren tijdens hun vlucht, dat 'typisch islamitisch' wordt genoemd, maar als de Saudische bevolking - die toch ook islamitisch is - daar vervolgens tegen in opstand komt, dat als contra-islamitisch wordt gepresenteerd: 'De islam is onmenselijk, maar moslims zijn mensen en dus in staat tot liefde.' Kun je niet met evenveel reden zeggen: 'Het regime is onmenselijk, maar zijn onderdanen zijn mensen en dus in staat tot liefde'? En doet het er eigenlijk toe? Is het niet de essentie dat de Saudische politie een misdaad tegen de menselijkheid beging, en dat iedereen die verafschuwt: moslims en niet-moslims, met uitzondering van de fanatici?
Misschien is het zinvoller om een uitweg uit de impasse te zoeken. Hoe langer ik dit debat volg, hoe meer ik ervan overtuigd ben dat de manier waarop het nu verloopt, heilloos is. Het is bezigheidstherapie voor blanke intellectuelen, die op die manier hun eruditie kunnen tonen en zich tegenover elkaar profileren. Tegelijk ben ik er ook steeds meer van overtuigd dat de twee kampen eigenlijk niet zo ver van elkaar staan - en ook niet zo ver van wat dan 'de gematigde moslims' genoemd worden. Ze hebben fundamentele waarden gemeen, ze keuren dezelfde zaken af, ze hopen op dezelfde toekomst - het is de obsessie met de islam die voor het schisma zorgt. Daarom zou het helpen, denk ik, om deze kleine paradigmawijziging door te voeren:
1. Debatteer niet meer over de islam, maar over concrete misstanden.
Neem je eigen universaliteitsclaim serieus. Praat over waarden en mensenrechten, niet over de aard van een geloof. Meisjes laten sterven omdat ze niet gesluierd zijn, is barbaars. Eremoorden zijn barbaars. Besnijdenissen zijn barbaars. Handen afhakken is barbaars. Wie de islam inroept als verschoningsgrond hiervoor, is barbaars. Iedereen is het daarover eens, ook moslims, met uitzondering van de fanatici. Waardoor het ook meteen duidelijk is wie dat zijn.
2. Beperk het debat tot één probleem per keer.
Als je het wilt hebben over de hoofddoek in Vlaamse scholen, heb het dan daarover: de hoofddoek (en enkel die) in Vlaamse scholen (en enkel die). Begin niet tegelijk over de hoofddoek in Turkije, vrouwenbesnijdenissen in Jemen, of de genocide op de joodse stammen in het Medina van de zevende eeuw. Die gewoonte van de 'absolute verbreding' - waarbij werkelijk alles, uit iedere tijd en elk land als bewijs kan worden opgevoerd - doet het debat meer kwaad dan goed.
3. Beperk het debat tot één context per keer.
En dan in het bijzonder de binnenlandse. Dat kan provinciaal klinken, maar dat is het niet. Het is een garantie voor een goed begrip van de problematiek, en voor het vinden van een haalbare oplossing. Wie zich ergert aan de manier waarop Franstalige Belgen in Belgische kranten schrijven over hun landgenoten die Nederlands spreken (en omgekeerd) kan zich voorstellen hoe geloofwaardig het is als een Vlaming of Nederlander, hoe intellectueel ook, het in één opiniestuk heeft over Afghanistan, Soedan, Marokko en het Irak der pre-islamitische tijden.
En ten slotte:
4. Wees toch niet zo apocalyptisch!
Al dat gepraat over massamoorden, angst en apathie: een mens zou bang worden zijn deur nog uit te komen. De conflicten die we vandaag meemaken zijn normaal, beheersbaar en oplosbaar, op voorwaarde dat: zie punten 1, 2, 3 en 4.
* Vrede (zij) met hem.
TOM NAEGELS
Wie? Schrijver.
Wat? De meeste moslims en niet-moslims kunnen best met elkaar praten.
Waarom? Omdat ze het over de meeste zaken gewoon eens zijn.
.
zondag 11 juli 2010
Eén van de verwijderde conversaties op de vrt-lulcolumn van Louis Van Dievel
.
Blijkbaar zijn de commentaren van onderstaande Achiel ...iets te bijtend voor het hondenteam dat Louis Van Dievel bijstaat, want hij heeft ze allemaal verwijderd (niet dat Lowie iéts zou durven of kunnen betwisten van wat hieronder te lezen staat, maar in goede dictatoriale stijl verkiest hij de stilte. Al moet ik in hem wel mijn meerdere erkennen, tenminste wat betreft het oprapen van hondenkeutels.)Achiel Bovendaerde :
10 juli 2010 om 20:34
hoe on-ein-dig grappig ben je toch Louis! nooit niks getelefoneerd aan jouw grappen.
En stout dat je durft zijn! met die mailadressen enz.
Chapeau voor zoveel durf.
Er zijn nog onafhankelijke geesten
@Achiel: Marc, hoeveel uur per dag ben je eigenlijk bezig met het achterlaten van keutels en drollen op het internet, onder elke keer weer een andere schuilnaam? Je bent echt wel een zielenpoot. LvD
Achiel Bovendaerde :
10 juli 2010 om 23:44
Ik heb je inderdaad al voldoende belachelijk gemaakt, brave Louis, in de tijd dat je mij als “leraar Nederlands” nog grootmoedig toestond (je weet dat wellicht nog?) om jouw geweldige teksten "in de klas te gebruiken" (Gewoon doen! schreef je toen).
Daar is nog goed mee gelachen, op de redactie, en ook in het gezelschap van enkele echte auteurs
Achiel Bovendaerde :
10 juli 2010 om 23:47
en in jouw zelfgenoegzaamheid was je er ook nooit of jamais achtergekomen, dat al die uitermate positieve reacties …van mij afkomstig waren… als ik je niet zelf alle schuilnamen in een mail had opgestuurd… heb je die mail nog Louis? ik wel.
Joke zegt :
11 juli 2010 om 01:38
Altijd spijtig, het einde van zo’n lange vriendschap …
Dit laat sporen na, hoewel geen gulden.
Nie pleuje Louis, volgende week Gentse Fieste.
Wedden dat Siegfried u uitnodigt ?
Achiel Bovendaerde :
11 juli 2010 om 11:01
@Joke: het was ook niet mijn bedoeling om onze auteur zómaar wat te plagen. Ik kon het namelijk niet goed hebben dat Louis mijn eerste kritieken, die feitelijke fouten van hem betroffen, idées reçues e.d. die hij klakkeloos overnam …dat hij die kritieken zomaar, en stelselmatig censureerde.
Ik besloot dan een aantal schuilnamen aan te nemen, waaronder bv. de genoemde leraar Nederlands Hendrik Duchamp, en onzin-reacties in te sturen. Zo vergeleek Duchamp [ik wilde hem niet meteen Marcel als voornaam geven, omdat ik het niet uitsluit dat ook Louis dan misschien nattigheid had gevoeld] onze columnist met de allergrootste auteurs, Shakespeare en consorten. Geen probleem voor Louis.
Ook schreef ik een hoop volslagen onnozele reacties, in een onnoemelijk slecht taaltje, die met het “onderwerp” van Louis zijn tekst zelf meestal niets vandoen hadden.
Ook dat werd allemaal moeiteloos en met graagte gepubliceerd. Elke reactie is er één, was de redenering wellicht? Mooi was het ook dat Louis op een moment een van mijn personages in zijn eigen teksten opvoerde, als een levende tegenstander!
Het grappigste was dat heel wat mensen, collega’s, journalisten, gens de lettres &c. al deze schuilnamen kénden, en probeerden te voorspellen of een bepaalde debiele reactie (het ging van kwaad naar erger) tóch nog gepubliceerd zou worden.
En soms waren meer dan helft van de reacties op Louis zijn teksten afkomstig uit mijn dierentuin …al is dat maanden geleden allemaal, want de lol ging er op de duur af.
.
Labels:
Dievel | Louis van,
lulkoek,
van Dievel | Louis
dinsdag 6 juli 2010
Tom Lehrer bezingt Alma Mahler

Uit zijn album "That Was The Year That Was"
.
.
.
Last December 13th, there appeared in the newspapers the juiciest, spiciest, raciest obituary it has ever been my pleasure to read. It was that of a lady named Alma Mahler Gropius Werfel, who had in her lifetime managed to acquire as lovers practically all of the top creative men in central Europe, and among these lovers –who were listed in the obituary, by the way, which was what made it so interesting– there were three whom she went so far as to marry: one of the leading composers of the day, Gustav Mahler, composer of Das Lied von der Erde and other light classics; one of the leading architects, Walter Gropius of the Bauhaus school of design; and one of the leading writers, Franz Werfel, author of the Song of Bernadette and other masterpieces.
It's people like that who make you realize how little you've accomplished. It is a sobering thought, for example, that when Mozart was my age he had been dead for two years. It seemed to me, on reading this obituary, that the story of Alma was the stuff of which ballads should be made ...so here is one.
. . . ALMA
The loveliest girl in Vienna
Was Alma, the smartest as well.
Once you picked her up on your antenna,
You'd never be free of her spell.
Her lovers were many and varied,
From the day she began her -- beguine.
There were three famous ones whom she married,
And God knows how many between.
Alma, tell us!
All modern women are jealous.
Which of your magical wands
Got you Gustav and Walter and Franz?
The first one she married was Mahler,
Whose buddies all knew him as Gustav.
And each time he saw her he'd holler:
"Ach, das ist the fraulein I moost have!"
Their marriage, however, was murder.
He'd scream to the heavens above,
"I'm writing Das Lied von der Erde,
And she only wants to make love!"
Alma, tell us!
All modern women are jealous.
You should have a statue in bronze
For bagging Gustav and Walter and Franz.
While married to Gus, she met Gropius,
And soon she was swinging with Walter.
Gus died, and her teardrops were copious.
She cried all the way to the altar.
But he would work late at the Bauhaus,
And only came home now and then.
She said, "What am I running? A 'chow house?
It's time to change partners again."
Alma, tell us!
All modern women are jealous.
Though you didn't even use Ponds,
You got Gustav and Walter and Franz.
While married to Walt she'd met Werfel,
And he too was caught in her net.
He married her, but he was carefell,
'Cause Alma was no Bernadette.
And that is the story of Alma,
Who knew how to receive and to give.
The body that reached her embalmer
Was one that had known how to live.
Alma, tell us!
How can they help being jealous?
Ducks always envy the swans
Who get Gustav and Walter,
you never did falter,
With Gustav and Walter and Franz!
.
.
dinsdag 8 juni 2010
Kleine vergetelheid: de microfoon stond nog open...
Shall I compare thee, to a summer's day?
Thou art more lovely and more temperate:
Rough winds do shake the darling buds of May..
.
.
Abonneren op:
Posts (Atom)

